"Sur le côté intérieur de la boîte, comme l'empreinte d'une main imprimée dans de l'argile, les traces de la vie du précédent propriétaire (donnons lui le nom de B., pour le moment) étaient gravées profondément à l'envers." Abé Kôbô in L'homme boîte Éd. Stock
en correspondances ici + + + à pieds joints + + + : http://blog.liminaire.fr
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un couloir/une porte /une porte
porte un :
à pieds joints
à pieds joints, les mains tissent, porte à porte La pièce est encore nue, la pièce est encore vide je suis nue je suis vide je suis pièce /une/
pile et face pile ou face profil : la pièce est blanche.
/tu arrives d'A par le pont/ tu traverses/ il y a cette petite place, tu t'en souviens? / deux bancs, une fontaine, deux grands platanes/ une place, quoi / une place comme une place/ avance encore un peu/ tu ne peux pas te tromper/ tu suis la route/ il y a deux maisons/ la mienne c'est la seconde/ à main gauche/
... nous sommes arrivées à pied il était temps, il fait beau aujourd'hui mais les champs encore boueux d'hier, un peu oui oui, nous avons trouvé facilement le plan était simple dans l'entrée nous avons laissé nos chaussures et suspendu nos vêtements... quand nous avons ouvert la porte, nous avons vu la chambre. __peinte en noir..
nous avons entendu des voix, des sons venant du sol et tout à coup le mouvement d'un bâteau qui part en mer à commencer, tout doucement, un capitaine donnait juste des indications. Ca y est, cette fois ci, nous sommes bien partis...
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sur le mur trois taches blanches
trois portraits : même taille, même lieu, même regard
° ° °
elle pense : c'est lui, c'est lui, sûrement.
pas au même âge, mais ici, toujours ici, assis sur le même banc,
le banc prend de l'âge en même temps que lui
là, il s'écaille par endroit et il devient plus clair, un véronèse presque tendre, presque gris
son visage aussi, même jeune paraît gris, un peu lointain, même jeune, il paraît inaccessible.
elle vient plus près, se penche proche comme pour parler
elle suit le contour doux du visage doux, il sourit doucement, retenu, un sourire gris
semblable au reste, la couleur est à l'intérieur
de si près on la sent sourdre
elle est si près à présent qu'elle voit le reflet de ses yeux à elle elle se regarde le regarder, elle se regarde, elle le regarde elle pense, j'y suis, ça y est, je suis dedans ... elle redresse l'un des cadres qui penche un peu
sur le mur noir ° ° ° trois taches blanches
à l'intérieur même.
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une fenêtre devant/ une fenêtre derrière nous et yvonne
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une fenêtre devant/ une fenêtre derrière nous et yvonne suit la course à ne pas s'y noter, à ne pas s'étrangler la gorge entre baillante saute la perche yvonne, crache cache (se souvient encore vivement de leur première rencontre, et de qui présenta yvonne à l'achat, adoption immédiate, remerciements écrits) se penche à la première fenêtre sentant si fort l'autre derrière l'autre la suit des yeux colle à son dos, épaules et nuque, colle aux reins la fenêtre derrière colle yvonne à la fenêtre devant yvonne entre fenêtres... jambon beurre cornichon ça t'ira ? elle me dit étalant déplié papier sulfurisé, bocal ouvert sac précis anticipé préparé soin attentif, avec pain de mie tendre facile d'emploi coupé tranches fines conservez à l'abri de l'humidité ne pas dépasser la date limite inscrite sur ... sûr ça ira mâchons ... on se regarde...on se sourit.... debout on regarde le jardin sous la fenêtre devant cependant que derrière, la fenêtre derrière suit tous nos mouvements. debout derrière la fenêtre devant on regarde le jardin étalé déplié promu neuf d'un premier regard comme un des jamais vu, une fenêtre devant/une fenêtre derrière tout se suit, tout s'enchaîne, tout s'emboîte nous entre mâche mâche.
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/hier nous n'avons vu personne
/personne n'est venu.
/hier nous n'avons pas existé.
a t-elle dit déjà ce besoin d'es pace ? dit combien elle a besoin d'air tout autour, vous savez ? air de grand air, d'air blanc entre les lignes, entre les lignes pour faire sauter les mots, il lui faut des soupirs.
Certes yvonne la tient, lui serre les basques, lui lace le corset à même les tendons, colle au plus juste à la photo, pour qu'elle y soit conforme ... l'air de rien ... que rien ne dépasse ... qu'il n'y ait ni rebords ni débords ... ainsi, elle apprend la marche, se moule au cadre, s'adapte aux pièces démontées de toutes pièces .... ainsi elle apprend à les transporter tous, dans un sac de voyage ... tous les ils, lui ou d'autres ... ils ont beau se croire différents, ils finissent par faire les mêmes choses, à tenir la même place ... pas plus ... pas moins. en arrivant elle les a posé sur l'étagère, la seule disponible, peinte en noir elle aussi, l'étagère des ils ... près de chacun, à leurs pieds même , elle a posé un petit calepin de notes brèves ... quand le temps le permet, elle en sort un de sa boîte, pour promenade ... plus loin marchent yvonne et ses yeux.
/elle pense/ peut-être est-ce moi qui prend trop de place ? /elle demande/
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/ hier un soir / plus tard /
le soir est tombé d'un seul coup en même temps que la pluie./
============================================================================================== Marges 1 - 20/04/05
__CONSTATER ce qui découle de l'enfermement : ici, je ne me sens libre d'aucune mise en page (telle que j'en joue habituellement) ... /cette cochonnerie d'italique veut pas 'fonctionner', non plus __gras ou rien --- rien ne fonctionne comm'chez moi, /ainsi je ne suis pas chez moi/ un invité se conforme aux règles de la maison/ je ne sais pas ce que je ne sais pas ... et faire avec est un autre défi---------/ailleurs, la chambre noire m'a surprise /----------ah ah le gras me tombe sur le dos ----/ et un trou là pas d'enregistre --------------/à VOIR si le contexte influe directement sur le texte, sur son contenu, comment il le nourrit, comment il le plie--- pour le faire entrer dans la boîte --- l'histoire aurait-elle été la même histoire si je l'avais écrite ailleurs ? et encore ,--- l'aurais-je écrite ?
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X -- elle assise ---------------------------------------- et elle assise plus loin---------------------------------- X ------------------------------lui parl,e--------------------------------- elle assise regarde elle assise plus loin écouter/voir------------------------------ lui par,le------------------ elle assise plus loin se laisse mouiller par les mots qui tombent douche doucement à mouille petit à pas peu accepte avec la bouche rêveuse l'air là, comme si elle écoutait vraiment, --------elle se laisse à lui pa,rle, se laisse aller-----------------------------------elle assise prend les deux dans ses yeux------- leurs corps dans ses yeux s'assouplissent---------------lui p,arle et la parle lui sort de la bouche en petites rigoles serrées serpentent cheminent s'insinuent sous les vêtements d'elle et elle, ----coulent dessus dessous dedans sous les seins terrain vague tiédement courbe la main se décale ------- lui , parle -------- ongles courts la main /ses mains ont été la premières avancée / quand il les a évoquées dans une de ses lettres /déjà elles étaient sur moi /---- elle assise et elle a ssise plus loin , , lui debout les mains accompagnent les mots accompagnent les corps assis les mots sous les robes atteignent sans que rien ne coupe pelote tourne lentement sur leurs visages calmes comme des lacs dessous remuent carnassières les vagues vont lu,i parle laissant les mots s'enfoncer plus avant fouille sans tendresse de l,ui ni d'elle ni d'elle assise plus loin aucun recul aucun geste de retrait les jambes souples à peine le dos droit elles avalent --- l,ui parle --- le sens des mots ne prennent sens que de leur chemin vers elles n'entendent que les mains dures à présent leurs nuques gorges déjà se penchent vers uniquement ouvertes à lui ----- , lui parle ----, , lui debout souffle souffle sa bouche dans la bouche des corps bouche les corps bouche le manque comble les corps de sa bouche qui bouche le manque des corps----------------------------------------------------------------------------------
========================================================================================= Marges 2 - 21/04/05
REMARQUE // de la difficulté de compacter le texte / cela influe t-il sur la densité du contenu ? /txt fluide espaces fréquents entrainent peut-être une autre formulation ? peut-être une autre lecture ? Le passage à la ligne systématique est-il preuve d'une certaine 'facilité "esthétisante?
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simple jardin déroulé lumière de course
... solanum dulcamara ... solanum nigrum ...
percée persiennes à petite échelle marque dessin au mur dessin changeant ou est-ce le mur ? décolle, lève toi veux-tu lavabo eau et eau, eau et rires, corps --- elles s'enduisent plusieurs couches, le matin visage de crème lisse ----. similairement crémeuses
lapsana communis 5% ... eryngium bourgatii 2% ... angelica razulii ... 5 grains
--- et lisses restent en dessous crème jour
pour ne pas te toucher mon amour ... symphytum tuberosum ...
manigance de tubes, appliquéees à vous plaire --- apparaître si lisse aucune atteinte teints les cheveux aussi
... cruciata laevipes ...
colori flamboyeur, qui parfois sans paraître effronté pose pourtant dans le meilleur rayon cause de contre-jour, elle sait comment ça éclaire et coulisse s'en amuse des regards --- à table, je m'étais installée là, avant qu'il ne rentre et immédiatement ses yeux --- notre hôtesse toute nappe claire avait disposé quelques chairs orangées juteuses fondantes parfumées tellement et nos bouches tellement ... cucumis mélo
... sanguisorba ... rubiaceae garance voyageuse ... asperula hirta ... hieracium lactucella brassicaceae ... alliaria petiolata ...
lui arrivera plus tard, c'est ainsi, elles le savent, semblent calmes là encore, n'en parlent pas, juste de ces rires en dessous de table impeccablement rentrés, invitées
... heracleum sphondylium ... cirsium palustre ... cirsium richterianum ... doronicum grandiflorum ... echinops ritro ... erigeron annuus ... vergerette annuelle ...helichrysum stoechas ...
herbes en têtes dissipent la suie. ne re-vient que le soir, entre passe, là quand déjà horizontales, facilement, elles sont enjambées. elles semblent dormir supprimer les indésirables //supprimer mon désir dans ce dossier dans ton dos mon désir stagne couché trop tôt couché de force proprement// ... viola reichenbachiana ...
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Marges 3 - 24/04/05 (vents forts & ciel couvert
qu'en est-il des tics ? des tics qu'on chope à tout bout de listes de langue hop venus des fréquentations ? trop d'abus saoule de trop de tout engorge la glotte salope la salive / fréquentations / pas de mauvaises disait la mère/ mêmes les bonnes donnent des tics --- ne pas connaître>>>ouvre d'imaginer , connaître >>>ouvre de contourner.----------ôte ta langue de ma bouche 'en ital pliz' niet
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est-ce toi qui me /
me tu /me touches tu trop /si tu me touches me touches là /appuie fort
rien n'empêche l'orientation c'est toi qui me / tu touches ce que tu et je / insiste voir sur ce qui
touche n'est pas plus bas que ce qui ne pas /mais toi où ? /de moi cavale / dans quoi exactement est-ce
toi qui me vraiment ? /touches tu ou appuies tu me balances ? /est-ce toi qui lance ou balance langue
cadence lentement parfois si exagère que mon vol perd sa violence / exagère moi près de ta chemise lèvre
ma lèvre lève moi sous tes ourlets / soulèvre moi l'exagère exquise / sous vête moi / descends là
descends moi toboggan le jupon conquis combine nos dentelles russes /
le cavalier chavire le corset d'une page sur l'autre trop
au petit trot longtemps s'épuise
/j'en aurais pleuré !
du silence /
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Marges 4 - 25/04/05 1-. un traitement court du texte relève t-il d'un certain état d'esprit ? - incapacité du prolongement dans le temps /peut-être même dans l'espace pour un long temps /càd syndrome de l'ascenseur >>ne pas pouvoir rester au m^m endroit plus de qques lignes/ 2-. plus la forme est brève, plus on sent ses limites, plus le texte doit être dense, moins on peut se permettre de mots mièvres ou inexacts (puisque rien ne viendra ensuite à leur secours)
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être d'ici sans ici, être ici en étant là bas /ne pas savoir ce qu'est l'ici de là bas puisque jamais, n'est ce pas ? jamais on n'aurait mis les pieds là bas (ne l'a même pas proposé). être ici en étant là bas, un ailleurs projeté, imaginé de toutes pièces utiles à faire grandir l'image en force S'y ajoute (on y ajoute) certains détails dont on pense qu'il pourraient lui servir à vivre /pour mieux le construire en train de déjeuner d'un seul bol de semoule-raisins-secs-courgettes, dans un bol oui un bol, avec une cuillère à soupe lentement (il mange équivoque, j'ai su à ce moment précis du premier repas combien il pouvait se mentir à lui même / en voyant sa voracité / il mange faux) être ici sans être, mais sans être là bas qui n'existe que de la force de nos bras, et la force de notre vue anguille des traverses jusqu'à s'insinuer vertigineusement dans l'absolu absurde des failles du non-dit, Être ici de la force de mes mains sur toi, un jour, sur ton front à guetter ce qui heurte non sans continuer la caresse du front, le mien haut, dedans les miettes mais croûte intacte on garde ce qui doit se garder revient à la surface un peu plus tard à retardement à regret, non pas sur le coup du point comme on pourrait s'y attendre mais 'sous __ La trace de ce qui se garde a une marche démesurément lente à l'extême limite du mot hors les corps une horloge à retard sorte d'élasticité fallacieuse qui nous rejoint jusque dans l'angle obscur où on était parti se reposer de tout Qui nous revient pleine face éclairée ton corps m'écoeure de sa viande qui n'a rien de toi Le toi d'ici proche de l'odeur et des gestes n'a plus rien de semblable avec ton corps là bas, celui que je retrouve quand n'étant pas ici je pars dans là bas qui n'est là bas que par ce que je le nomme ici. J'ai ici gardé tous les lendemains, oui ici. ainsi .
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je debout sur la chaise la mère plus basse accroupie l'oeil froncé sur je doit rester droite ...reste droite dit la mère accroupie tourne un peu sa tête à droite puis à gauche, elle veut dire, mais les épingles dans sa bouche les épingles si plantées ... elle en tire une doucement et pique sec hop avec l'autre l'autre main comme ça ,tu vois en rond, elle fait signe : tourne je debout tourne tulle un pas, un ... pas plus un pas dans le sens des aiguilles dans le sens de la main qui dit tourne je tourne une épingle encore un pas une épingle hop je debout de dos j'ai froid un peu un pas une épingle tiens toi droite je tourne la tête pivote vers le visage de la mère accroupie dans sa bouche les épingles ont disparues je inquiète juste avec l'oeil du coin cherche ne bouge pas un pas encore plus de montre plus d'épingles la mère reculée d'un mètre centimètre précise l'ourlépinglé sourire la tête penchée mesure les mesures sourire j'ose alors en avant la tête la tête avancée sur la robe épinglée descends doucement attention aux n'abime rien ne casse tourne encore je rose tourne en princesse
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marges 5 le temps (long)(trop) passé à la mise en forme peut-il nuire au contenu du texte même ?
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montage et habillage face /3/ des montures
ne m'étaient étrangers ni lui ni sa monture de divers composants : une devanture, deux côtés, une arrière cour et un fond vitré. /l'intérieur ayant une capacité évidente à démolir l'extérieur/
NOTICE
1. Quand on souhaite que visage et côtés soient posés perpendiculairement au sol seulement une surface étanche peut protèger efficacement la monture de l'air et de l'eau.
2. Le frottement continu des languettes sur la monture en présence d'esprit abrasif léger favorise le polissage sur toutes les faces, sans abus (nous nous étions à double tour épuisés d'un décorticage en règle méthodique frénétique, non pas l'un sur l'autre, mais sur nous mêmes en présence de l'autre devenu autre nous même, tant se trouvaient enrôlées nos langues à vitesse vertigineuse, l'idée d'un simple virage fut impossiblement concevable)
AU NETTOYAGE
- Prévoir plusieurs passes d'une durée de /tant de/ minutes chacune. Les deux premières sont d'ébauche, la troisième de composition et la dernière de brillantage. Profitons en pour rappeler qu'il ne faut polir une monture qu'après l'avoir bien nettoyée afin de retirer les poussières du corps qui encrasseraient les polissoirs.
lorsqu'à relire, débarrassé du temps on ne distingue plus de la monture qu'une certaine conformité,
ayant perdu la sensation même de l'élan joyeux qui nous précipitait
quand tout redevenu uniforme imperméable platement calme
jusqu'au mensonge
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elle tombe malade très vite, elle tombe de sommeil sitôt le lit, toute habillée elle tombe le torse d'abord et rabat rapide les deux jambes en ciseaux demi ouverts demi fermés elle tombe la tête après le torse et avant les jambes en ciseaux les yeux fermés d'anticiper le moment de ne pas savoir où tomber mais vite si vite ça arrive la tête tombe le lit est contre un mur contre le mur du fond le lit juste un côté un des petits côtés non bordé celui du haut ainsi dormir la tête aux pieds du mur plus rarement les pieds les siens jamais très loin l'un de l'autre cependant prennent le lâche ils changent de visage à plante décollée du sol ressemblent à de petits poissons vides échoués sur le flanc déchargés du pas extérieur entament un autre semblant de marche où seul l'air les cogne et la douceur du drap et son corps à elle tombée, son corps tombé sur le côté, ignorant de la perspective qu'il offre une autre perception de chair plane que rien ne permet de distinguer de celle qui dormait là avant elle uniquement le lit enferme en lui l'empreinte de la pensée des corps lorsqu'enfant elle criait la nuit, moite de l'étrange du rêve on n'en finira jamais pas de ne pas la reconnaître mourir
=============================================================================marges 6 - 29/04/05
ne pas savoir où , mais y aller forcément de ne pas savoir ce qu'il adviendra. tire la force peut-être ? je prolonge des traits qui se prolongent ailleurs, physiquement je veux dire, mais sans que je les vois
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c'est mettre les mains dans la terre, et les mains entraînent d'autres pensées ou à penser à autre chose ce qui est presque pareil, sauf que là les pensées naissent des mains et peut-être même de la terre qui les transmet aux mains, des pensées de terre.
on pourrait croire que ce sont des pensées de rien tant elles sont différentes de celles précises, et
c'est plus que précis c'est tenace et envahissant, oui on pourrait dire qu'elle pense à vous d'une
certaine façon précise et épuisante un trafic de chef de gare subordonné aux rails pesant de toutes
leurs raideurs dans une masse solide compacte impénétrable.
rien ne change rien, sinon un mouvement du corps vers l'avant,
une courbe.
voyez là, dans cette robe par exemple, souvenez vous celle qu'elle gardait pour dormir,
une protection affichée, elle glisse à cause de cette robe dans une autre identité, souvenez vous
ce nu du corps resté dessous accompagnant ce nu dont elle s'emparait du visage par la bouche,
le traduisant en phrases qui coulaient en incessants filets l'une sur l'autre et la robe s'ouvrait,
celle-ci imprimée la ramène infiniment vers vous et dans ces jours à présent d'une autre dimension, une autre gare
c'est plus tard, bien plus tard, qu'elle a pu mettre les mains dans la terre sans penser à la robe.
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parti de peu l'engagement, au moment même du peu avant même qu'on ne le sache, sans pression insistante,
une trame à peine, à peine colorée si peu soutenue qu'elle avorte le départ Départ semblable à un
oubli déjà qui ne manquera pas d'intervenir, on le sait d'avoir parfois eu cet oubli là terriblement
Je vous confonds les nuits
une du peu Ce fut la première d'une nouvelle manière d'aller, à croire l'installation facile
et les gestes du soir comme si un seul soir suffisait à ce que tout soit dit
parti, reste un sourire de recul sur la machination des machines prises dans la langue des folies, cette langue chantée à vous tuer la tête sans que rien de la pluie en trombes ne puisse jamais l'interrompre, j'étais à vous déjà comme elle sans vouloir, le vous n'existant que de la langue des machines nous étions passagers, sans plus, nous disions vous c'était le vous du passage de peu à peu puis plus tard le lieu persiste longtemps encore, jusqu'aux herbes comme s'il s'agissait d'une autre colère.
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plus ou moins demander ce que, se demander comme en retour plutôt
retourné vers soi ce retour un boomerang au trajet lent implacable une
rengaine aux cordes inusables moulin mouline remettant ritournelle sur le
tapis les pas dans les pas plutôt plus que moins et toujours en accumulation
de ces fameuses poussières
qui nous attendent au tournant,
un barrage fumeux
//ne pas lâcher le mur même si la main y est plus ou moins incertaine.
vous l'auriez séduite de peu, semblant louper une marche, croyant monter jusqu'à ce qu'intervienne ce trébuchement dans un tas de poussières aggravé alors du barrage déjà installé lorsque certains retours imperceptiblement se dessinent on sent leur avancée s'insinuer hautement débordante de certitudes sourdes défigurant d'un souffle net l'assemblage incertain s'attendre à plus, à mieux, s'attendre à bien des choses s'attendre au tournant derrière la maison tout près du banc, tu sais celui qui penche un peu tant les conversations l'accablent dirait-on certainement quand l'heure aura mûri les murs, je m'attendrais à vous
"Elle /Emma/ avait rapporté son journal de modes. Léon se mettait près d'elle ; ils regardaient ensemble les gravures et s'attendaient au bas des pages."
FLAUBERT, Madame Bovary,
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j'ai perdu l'impatience
ne me demandez pas comment, ça c'est fait seul,
dans le fond la photo tant attendue ne change rien à notre affaire
ce qui fait que ça change c'est le fait du passage à une autre perception. imperceptible.
cette sorte de décor des choses
on y évolue en croyants
les arbres tordus sont tordus,
les maisons cassées cassées
les enfants perdus perdus
jusqu'à trouver la fente des coulisses où se glisser.
tout reste pareil, tout devient différent, vous comprenez ?
la vue d'une autre vue comme on acquiert par la pratique un oeil de photographe,
une sensibilité accrue poussée à la limite du cynisme
l'oeil du recul
si longtemps j'ai cherché la porte à vous sentir les mots comme une croûte, comme la peau des gens,
une peau de mots, on a beau se toucher, c'est si peu
c'est juste l'écho des mots à valoir
celui qui ébranle la photo est ailleurs, d'ailleurs
vous ne l'atteindrez jamais plus
===========================================================================marges 7 /12 mai 2005
et ce gras qui me fuit d'italiques perdues avec, m'amuse et m'agace et me rigole franchement au nez, m'oblige le contour , me transforme les mots au visage, entretien tête à tête, la page m'épuise épuise de moi tout ce qu'elle peut en tirer, me pompe les mots dans la bouche pour en faire bien ce qu'elle ... nous sommes en phase d'entretien , en face, elle m'abîme le contrôle ... je m'en joue /d'elle/
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'du jour 27/11 des notes' : une zone d'activité, se doit-elle d'être active ? une dose d'accumulations, une bonne dose dans le dos le nu de l'auteur est-il à quelle échelle de la hauteur du nu ?
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