@ ... PiedsJoints ... [MODIFIER] [diff] [ LisTe* | AcTu* ]
 "Sur le côté intérieur de la boîte, comme l'empreinte d'une main imprimée dans de l'argile,
 les traces de la vie du précédent propriétaire (donnons lui le nom de B., pour le moment)
 étaient gravées profondément à l'envers."
 Abé Kôbô  in L'homme boîte Éd. Stock

(...............................................................................................)

>>> travail en cours / chutes libres

en correspondances ici + + + à pieds joints + + + : http://blog.liminaire.fr

                 et là : http://autreschoses.over-blog.com/
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.1

routes routes : parenthèses) point. trait-d'union

 un couloir/une porte /une porte
                               porte un :
                                        à pieds joints

à pieds joints, les mains tissent, porte à porte La pièce est encore nue, la pièce est encore vide je suis nue je suis vide je suis pièce /une/

 pile et face
 pile ou face
 profil : la pièce est blanche.
 /tu arrives d'A par le pont/ tu traverses/ il y a cette petite place, tu t'en souviens? /
 deux bancs, une fontaine, deux grands platanes/ une place, quoi / une place comme une place/
 avance encore un peu/ tu ne peux pas te tromper/ tu suis la route/ il y a deux maisons/
 la mienne c'est la seconde/ à main gauche/
 ... nous sommes arrivées à pied
 il était temps, il fait beau aujourd'hui mais les champs encore boueux d'hier, un peu
 oui oui, nous avons trouvé facilement
 le plan était simple
 dans l'entrée nous avons laissé nos chaussures et suspendu nos vêtements...
 quand nous avons ouvert la porte,
 nous avons vu la chambre.
 __peinte en noir..

nous avons entendu des voix, des sons venant du sol et tout à coup le mouvement d'un bâteau qui part en mer à commencer, tout doucement, un capitaine donnait juste des indications. Ca y est, cette fois ci, nous sommes bien partis...

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état des lieux & qques pistes mêmes

 sur le mur trois taches blanches
 trois portraits : même taille, même lieu, même regard
             °         °         °
 elle pense : c'est lui, c'est lui, sûrement.
 pas au même âge, mais ici, toujours ici, assis sur le même banc,
 le banc prend de l'âge en même temps que lui
 là, il s'écaille par endroit et il devient plus clair, un véronèse presque tendre, presque gris
 son visage aussi, même jeune paraît gris, un peu lointain, même jeune, il paraît inaccessible.
 elle vient plus près, se penche proche comme pour parler
 elle suit le contour doux du visage doux, il sourit doucement, retenu, un sourire gris
 semblable au reste, la couleur est à l'intérieur
 de si près on la sent sourdre
 elle est si près à présent qu'elle voit le reflet de ses yeux à elle
 elle se regarde le regarder, elle se regarde, elle le regarde
 elle pense, j'y suis, ça y est, je suis dedans ...
 elle redresse l'un des cadres qui penche un peu
 sur le mur noir     °  °  °    trois taches blanches
               à l'intérieur même.
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.3

entre peaux entre côtes entre mises entre vous : nous

une fenêtre devant/ une fenêtre derrière nous et yvonne

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 une fenêtre devant/ une fenêtre derrière
 nous 		et yvonne
 suit la course à ne pas s'y noter,
 à ne pas s'étrangler la gorge entre baillante
 saute la perche yvonne, crache cache
 (se souvient encore vivement de leur première rencontre, et de qui présenta yvonne à l'achat,
 adoption   immédiate, remerciements écrits)
 se penche à la première fenêtre
 sentant si fort l'autre derrière l'autre la suit des yeux
 colle à son dos, épaules et nuque, colle aux reins
 la fenêtre derrière colle yvonne à la fenêtre devant
 yvonne entre fenêtres...  jambon beurre cornichon ça t'ira ? elle me dit
 étalant déplié papier sulfurisé, bocal ouvert
 sac précis anticipé préparé soin attentif, avec pain de mie tendre
 facile d'emploi coupé tranches fines
 conservez à l'abri de l'humidité ne pas dépasser la date limite inscrite sur ...
 sûr ça ira
 mâchons ... on se regarde...on se sourit.... debout
 on regarde le jardin sous la fenêtre devant
 cependant que derrière, la fenêtre derrière suit tous nos mouvements.
 debout derrière la fenêtre devant on regarde le jardin étalé déplié
 promu neuf d'un premier regard comme un des jamais vu,
 une fenêtre devant/une fenêtre derrière
 tout se suit, tout s'enchaîne, tout s'emboîte
 nous entre mâche
 mâche.
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DÉ _MARCHE blanche (à l'attention de ceux qui marchent sur les mains)

                   /hier nous n'avons vu personne
                   /personne n'est venu.
                   /hier nous n'avons pas existé.
 a   t-elle   dit   déjà   ce   besoin   d'es    pace   ?
 dit   combien   elle   a   besoin   d'air   tout   autour,    vous   savez  ?
 air de grand air,
 d'air blanc entre les lignes,
 entre les lignes pour faire sauter les mots, il lui faut des soupirs.

Certes yvonne la tient, lui serre les basques, lui lace le corset à même les tendons, colle au plus juste à la photo, pour qu'elle y soit conforme ... l'air de rien ... que rien ne dépasse ... qu'il n'y ait ni rebords ni débords ... ainsi, elle apprend la marche, se moule au cadre, s'adapte aux pièces démontées de toutes pièces .... ainsi elle apprend à les transporter tous, dans un sac de voyage ... tous les ils, lui ou d'autres ... ils ont beau se croire différents, ils finissent par faire les mêmes choses, à tenir la même place ... pas plus ... pas moins. en arrivant elle les a posé sur l'étagère, la seule disponible, peinte en noir elle aussi, l'étagère des ils ... près de chacun, à leurs pieds même , elle a posé un petit calepin de notes brèves ... quand le temps le permet, elle en sort un de sa boîte, pour promenade ... plus loin marchent yvonne et ses yeux.

 /elle pense/   peut-être est-ce moi qui prend trop de place ?   /elle demande/
          *   *   *   *   *   *   *   *   *   *
 / hier un soir /  plus tard /
 le soir est tombé d'un seul coup en même temps que la pluie./

============================================================================================== Marges 1 - 20/04/05

 __CONSTATER ce qui découle de l'enfermement : ici, je ne me sens libre d'aucune mise en page
 (telle que  j'en joue habituellement) ... /cette cochonnerie d'italique veut pas 'fonctionner',
 non plus __gras ou rien --- rien ne fonctionne comm'chez moi, /ainsi je ne suis pas chez moi/
 un invité se conforme aux règles de la maison/ je ne sais pas ce que je ne sais pas ...
 et faire avec est un autre défi---------/ailleurs, la chambre noire m'a surprise /----------ah ah
 le gras me tombe sur le dos ----/               et un trou là                 pas d'enregistre
 --------------/à VOIR si le contexte influe directement sur le texte, sur son contenu,
 comment il le nourrit, comment il le plie--- pour le faire entrer dans la boîte --- l'histoire
 aurait-elle été la même histoire si je l'avais écrite ailleurs ? et encore ,--- l'aurais-je écrite ?

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POSTES AVANCÉS

X -- elle assise ---------------------------------------- et elle assise plus loin---------------------------------- X ------------------------------lui parl,e--------------------------------- elle assise regarde elle assise plus loin écouter/voir------------------------------ lui par,le------------------ elle assise plus loin se laisse mouiller par les mots qui tombent douche doucement à mouille petit à pas peu accepte avec la bouche rêveuse l'air là, comme si elle écoutait vraiment, --------elle se laisse à lui pa,rle, se laisse aller-----------------------------------elle assise prend les deux dans ses yeux------- leurs corps dans ses yeux s'assouplissent---------------lui p,arle et la parle lui sort de la bouche en petites rigoles serrées serpentent cheminent s'insinuent sous les vêtements d'elle et elle, ----coulent dessus dessous dedans sous les seins terrain vague tiédement courbe la main se décale ------- lui , parle -------- ongles courts la main /ses mains ont été la premières avancée / quand il les a évoquées dans une de ses lettres /déjà elles étaient sur moi /---- elle assise et elle a ssise plus loin , , lui debout les mains accompagnent les mots accompagnent les corps assis les mots sous les robes atteignent sans que rien ne coupe pelote tourne lentement sur leurs visages calmes comme des lacs dessous remuent carnassières les vagues vont lu,i parle laissant les mots s'enfoncer plus avant fouille sans tendresse de l,ui ni d'elle ni d'elle assise plus loin aucun recul aucun geste de retrait les jambes souples à peine le dos droit elles avalent --- l,ui parle --- le sens des mots ne prennent sens que de leur chemin vers elles n'entendent que les mains dures à présent leurs nuques gorges déjà se penchent vers uniquement ouvertes à lui ----- , lui parle ----, , lui debout souffle souffle sa bouche dans la bouche des corps bouche les corps bouche le manque comble les corps de sa bouche qui bouche le manque des corps----------------------------------------------------------------------------------

========================================================================================= Marges 2 - 21/04/05

REMARQUE // de la difficulté de compacter le texte / cela influe t-il sur la densité du contenu ? /txt fluide espaces fréquents entrainent peut-être une autre formulation ? peut-être une autre lecture ? Le passage à la ligne systématique est-il preuve d'une certaine 'facilité "esthétisante?

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M_O_U_V_e_M_E_N_T_S un deux étroits

simple jardin déroulé lumière de course

 ... solanum dulcamara ... solanum nigrum  ...

percée persiennes à petite échelle marque dessin au mur dessin changeant ou est-ce le mur ? décolle, lève toi veux-tu lavabo eau et eau, eau et rires, corps --- elles s'enduisent plusieurs couches, le matin visage de crème lisse ----. similairement crémeuses

 lapsana communis 5%  ...  eryngium bourgatii 2% ...  angelica razulii ...  5 grains

--- et lisses restent en dessous crème jour

 pour ne pas te  toucher mon amour 
 ...  symphytum tuberosum  ...

manigance de tubes, appliquéees à vous plaire --- apparaître si lisse aucune atteinte teints les cheveux aussi

 ... cruciata laevipes ...

colori flamboyeur, qui parfois sans paraître effronté pose pourtant dans le meilleur rayon cause de contre-jour, elle sait comment ça éclaire et coulisse s'en amuse des regards --- à table, je m'étais installée là, avant qu'il ne rentre et immédiatement ses yeux --- notre hôtesse toute nappe claire avait disposé quelques chairs orangées juteuses fondantes parfumées tellement et nos bouches tellement ... cucumis mélo

 ... sanguisorba  ... rubiaceae garance voyageuse ... asperula hirta  ... hieracium lactucella
 brassicaceae  ... alliaria petiolata  ...

lui arrivera plus tard, c'est ainsi, elles le savent, semblent calmes là encore, n'en parlent pas, juste de ces rires en dessous de table impeccablement rentrés, invitées

 ...  heracleum sphondylium  ... cirsium palustre  ... cirsium richterianum  ... doronicum grandiflorum
 ... echinops ritro  ... erigeron annuus  ...  vergerette annuelle  ...helichrysum stoechas ...

herbes en têtes dissipent la suie. ne re-vient que le soir, entre passe, là quand déjà horizontales, facilement, elles sont enjambées. elles semblent dormir supprimer les indésirables //supprimer mon désir dans ce dossier dans ton dos mon désir stagne couché trop tôt couché de force proprement// ... viola reichenbachiana ...

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 Marges 3 - 24/04/05 (vents forts & ciel couvert
 qu'en est-il des tics ? des tics qu'on chope à tout bout de listes de langue hop venus des  fréquentations ? trop d'abus saoule de trop de tout engorge la glotte salope la salive / fréquentations /  pas de mauvaises disait la mère/ mêmes les bonnes donnent des tics --- ne pas connaître>>>ouvre  d'imaginer , connaître >>>ouvre de contourner.----------ôte ta langue de ma bouche 'en ital pliz' niet

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HA billage 1 -

 est-ce toi qui me /
 me tu /me touches tu trop /si tu me touches me touches là /appuie fort
 rien n'empêche l'orientation c'est toi qui me / tu touches ce que tu et je / insiste voir sur ce qui
 touche n'est pas plus bas que ce qui ne pas /mais toi où ? /de moi cavale / dans quoi exactement est-ce
 toi qui me vraiment ? /touches tu ou appuies tu me balances ? /est-ce toi qui lance ou balance langue
 cadence lentement parfois si exagère que mon vol perd sa violence / exagère moi près de ta chemise lèvre
 ma lèvre lève moi sous tes ourlets / soulèvre moi l'exagère exquise / sous vête moi / descends là
 descends moi toboggan le jupon conquis combine nos dentelles russes /
 le cavalier chavire le corset d'une page sur l'autre trop
 au petit trot longtemps s'épuise
 /j'en aurais pleuré !
                     du silence /

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 Marges 4 - 25/04/05
 1-. un traitement court du texte relève t-il d'un certain état d'esprit ? -
 incapacité du prolongement dans le temps /peut-être même dans l'espace pour un long temps /càd syndrome   de l'ascenseur
 >>ne pas pouvoir rester  au m^m endroit plus de qques lignes/
 2-. plus la forme est brève, plus on sent ses limites,
 plus le texte doit être dense, moins on peut se permettre de mots mièvres ou inexacts
 (puisque rien ne viendra ensuite à leur secours)

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d'ICI //sur la rampe

 être d'ici sans ici, être ici en étant là bas /ne pas savoir ce qu'est l'ici de là bas puisque jamais,
 n'est ce pas ? jamais on n'aurait mis les pieds là bas (ne l'a même pas proposé).
 être ici en étant là bas, un ailleurs projeté, imaginé de toutes pièces utiles à faire grandir l'image
 en force S'y ajoute (on y ajoute) certains détails dont on pense qu'il pourraient lui servir à vivre  /pour
 mieux le construire en train de déjeuner d'un seul bol de semoule-raisins-secs-courgettes, dans un
 bol oui un bol, avec une cuillère à soupe lentement (il mange équivoque, j'ai su à ce moment précis
 du premier repas combien il pouvait se mentir à lui même / en voyant sa voracité / il mange faux)
 être ici sans être, mais sans être là bas qui n'existe que de la force de nos bras, et la force de notre
 vue anguille des traverses jusqu'à s'insinuer vertigineusement dans l'absolu absurde des failles du
 non-dit, Être ici de la force de mes mains sur toi, un jour, sur  ton front à guetter ce qui heurte non
 sans continuer la caresse du front, le mien haut, dedans les miettes mais croûte intacte on garde ce
 qui doit se garder revient à la surface un peu plus tard à retardement à regret, non pas sur le coup
 du point comme on pourrait s'y attendre mais 'sous __ La trace de ce qui se garde a une marche
 démesurément lente à l'extême limite du mot hors les corps une horloge à retard sorte d'élasticité
 fallacieuse qui nous rejoint jusque dans l'angle obscur où on était parti se reposer de tout Qui nous
 revient pleine face éclairée ton corps m'écoeure de sa viande qui n'a rien de toi Le toi d'ici proche
 de l'odeur et des gestes n'a plus rien de semblable avec ton corps  là bas, celui que je retrouve quand
  n'étant pas ici je pars dans là bas qui n'est là bas que par ce que je le nomme ici.
 J'ai ici gardé tous les lendemains, oui ici.   ainsi .
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HA billage 2 - "la mère et sa fille, dans une maison au bout de la ruelle, "

 je debout sur la chaise
 la mère plus basse accroupie l'oeil froncé sur
 je doit rester droite ...reste droite dit
 la mère accroupie tourne un peu sa tête à droite
 puis à gauche, elle veut dire, mais les épingles dans sa bouche
 les épingles si plantées ...
 elle en tire une doucement et pique sec hop avec l'autre
 l'autre main comme ça ,tu vois en rond, elle fait signe : tourne
 je debout tourne tulle
 un pas, un ... pas plus
 un pas dans le sens des aiguilles dans le sens de la main qui dit
 tourne je tourne une épingle encore un pas une épingle hop
 je debout de dos j'ai froid un peu un pas
 une épingle tiens toi droite
 je tourne la tête pivote
 vers le visage de la mère accroupie dans sa bouche
 les épingles ont disparues
 je inquiète juste avec
 l'oeil du coin cherche ne bouge pas
 un pas encore plus de montre plus d'épingles la mère
 reculée d'un mètre centimètre précise l'ourlépinglé
 sourire la tête penchée mesure les mesures
 sourire j'ose alors en avant la tête
 la tête avancée sur la robe épinglée
 descends doucement attention aux
 n'abime rien ne casse
 tourne encore je rose
 tourne en princesse

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 marges 5
 le temps (long)(trop) passé à la mise en forme peut-il nuire au contenu du texte même ?

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HA billage 3 /au sec/

 montage et habillage face /3/ des montures
 ne m'étaient étrangers ni lui ni sa monture
 de divers composants : une devanture, deux côtés, une arrière cour et un fond vitré.
 /l'intérieur ayant une capacité évidente à démolir l'extérieur/
 NOTICE
 1. Quand on souhaite que  visage et côtés soient posés perpendiculairement au sol
 seulement  une surface étanche peut protèger efficacement la monture de l'air et de l'eau.
 2. Le frottement continu des languettes sur la monture en présence d'esprit abrasif léger
 favorise le polissage sur toutes les faces, sans abus
 (nous nous étions à double tour épuisés d'un décorticage en règle méthodique frénétique,
 non pas l'un sur l'autre, mais sur nous mêmes en présence de l'autre devenu autre nous même,
 tant se trouvaient  enrôlées nos langues à vitesse vertigineuse,
 l'idée d'un simple virage fut impossiblement concevable)
 AU NETTOYAGE
 - Prévoir plusieurs passes d'une durée de /tant de/ minutes chacune.
 Les deux premières sont d'ébauche, la troisième de composition et la dernière de brillantage.
 Profitons en pour rappeler qu'il ne faut polir une monture qu'après l'avoir bien nettoyée
 afin de  retirer les poussières du corps qui encrasseraient les polissoirs.
  lorsqu'à relire, débarrassé du temps on ne distingue plus de la monture qu'une certaine conformité,
  ayant perdu la sensation même de l'élan joyeux qui nous précipitait
  quand tout redevenu uniforme imperméable platement calme
                                                            jusqu'au mensonge
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enfilade .../d'une chambre d'hôtel

 elle tombe malade très vite,  elle tombe de sommeil
 sitôt le lit, toute habillée   elle tombe    le torse d'abord et rabat
 rapide les deux jambes en ciseaux demi ouverts demi fermés   elle tombe
 la tête après le torse et avant les jambes en ciseaux   les yeux fermés
 d'anticiper le moment de ne pas savoir où tomber
 mais vite si vite ça arrive la tête tombe
 le lit est contre un mur    contre le mur du fond le lit juste un côté
 un des petits côtés non bordé celui du haut   ainsi dormir la tête aux
 pieds du mur   plus rarement les pieds
 les siens jamais très loin l'un de l'autre cependant prennent le lâche
 ils changent de visage à plante décollée du sol ressemblent à de petits
 poissons vides échoués sur le flanc     déchargés du pas extérieur
 entament un autre semblant de marche où seul l'air les cogne et la
 douceur du drap
 et son corps à elle tombée, son corps tombé sur le côté, ignorant de la
 perspective qu'il offre une autre perception de chair plane que rien ne
 permet de distinguer de celle qui dormait là avant elle     uniquement
 le lit enferme en lui l'empreinte de la pensée des corps
 lorsqu'enfant elle criait la nuit, moite de l'étrange du rêve
 on n'en finira jamais pas de ne pas la reconnaître mourir

=============================================================================marges 6 - 29/04/05

 ne pas savoir où , mais y aller forcément de ne pas savoir ce qu'il adviendra.
 tire la force peut-être ?
 je prolonge des traits qui se prolongent ailleurs, physiquement je veux dire,
 mais sans que je les vois

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finira par arriver / quelque chose finira par

 c'est mettre les mains dans la terre, et les mains entraînent d'autres pensées
 ou à penser à autre chose
 ce qui est presque pareil, sauf que là les pensées naissent des mains et peut-être même de la terre
 qui les transmet aux mains,           des pensées de terre.
 on pourrait croire que ce sont des pensées de rien tant elles sont différentes de celles précises, et
 c'est plus que précis c'est tenace et envahissant, oui on pourrait dire qu'elle pense à vous d'une
 certaine façon précise et épuisante un trafic de chef de gare subordonné aux rails   pesant de toutes
 leurs raideurs dans une masse solide compacte impénétrable.
 rien ne change rien,        sinon un mouvement du corps vers l'avant,
                                                             une courbe.
 voyez là, dans cette robe par exemple, souvenez vous celle qu'elle gardait pour dormir,
 une protection affichée, elle glisse  à cause de cette robe dans une autre identité,  souvenez vous
 ce nu du corps resté dessous accompagnant ce nu dont elle s'emparait du visage par la bouche,
 le traduisant en phrases qui coulaient en incessants filets l'une sur l'autre et la robe s'ouvrait,
 celle-ci imprimée la ramène infiniment vers vous
 et dans ces jours à présent d'une autre dimension,      une autre gare
 c'est plus tard, bien plus tard, qu'elle a pu mettre les mains dans la terre sans penser à la robe.
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jusqu'au petit bout du monde

 parti de peu l'engagement, au moment même du peu avant même qu'on ne le sache, sans pression insistante,
 une trame  à peine, à peine colorée si peu soutenue qu'elle avorte le départ  Départ semblable à un
 oubli déjà qui ne manquera pas d'intervenir, on le sait d'avoir parfois eu cet oubli là terriblement
    Je vous confonds les nuits
 une du peu        Ce fut la première d'une nouvelle manière d'aller, à croire l'installation facile
 et les gestes du soir comme si un seul soir suffisait à ce que tout soit dit
 parti, reste un sourire de recul sur la machination des machines prises dans la langue des folies,
 cette langue chantée à vous tuer la tête
 sans que rien de la pluie en trombes ne puisse jamais l'interrompre,
 j'étais à vous déjà comme elle sans vouloir, le vous n'existant que de la langue des machines
 nous étions passagers, sans plus, nous disions vous
 c'était le vous du passage de peu
 à peu
 puis plus tard
 le lieu persiste longtemps encore, jusqu'aux herbes
 comme s'il s'agissait d'une autre colère.
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-----------------------------------en retour

 plus ou moins demander ce que,    se demander comme en retour plutôt
 retourné vers soi ce retour un boomerang au trajet lent implacable une
 rengaine aux cordes inusables moulin mouline remettant ritournelle sur le
 tapis les pas dans les pas plutôt plus que moins et toujours en accumulation
 de ces fameuses poussières
 qui nous attendent au tournant,
                                                    un barrage fumeux

//ne pas lâcher le mur même si la main y est plus ou moins incertaine.

 vous l'auriez séduite de peu,        semblant louper une marche,        croyant
 monter  jusqu'à ce qu'intervienne ce trébuchement dans un tas de
 poussières aggravé alors du barrage déjà installé
 lorsque certains retours imperceptiblement se dessinent on sent leur
 avancée s'insinuer hautement débordante de certitudes sourdes défigurant
 d'un souffle net l'assemblage incertain
 s'attendre à plus, à mieux,       s'attendre à bien des choses s'attendre au
 tournant derrière la maison tout près du banc, tu sais celui qui penche un peu
 tant les conversations l'accablent dirait-on
 certainement
 quand l'heure aura mûri les murs, je m'attendrais à vous

"Elle /Emma/ avait rapporté son journal de modes. Léon se mettait près d'elle ; ils regardaient ensemble les gravures et s'attendaient au bas des pages."

FLAUBERT, Madame Bovary,

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.15

d'ailleurs sur elle

 j'ai perdu   l'impatience
 ne me demandez pas comment,     ça c'est fait seul,
 dans le fond la photo tant attendue ne change rien à notre affaire
 ce qui fait que ça change c'est le fait du passage à une autre perception. imperceptible.
 cette sorte de décor des choses
 on y évolue en croyants
 les arbres tordus sont tordus,
 les maisons cassées cassées
 les enfants perdus perdus
 jusqu'à trouver la fente des coulisses où se glisser.
 tout reste pareil,  tout devient différent, vous comprenez ?
 la vue d'une autre vue comme on acquiert par la pratique un oeil de photographe,
 une sensibilité accrue  poussée à la limite du cynisme
 l'oeil du recul
 si longtemps j'ai cherché la porte à vous sentir les mots comme une croûte, comme la peau des gens,
 une peau de mots, on a beau se toucher, c'est si peu
 c'est juste l'écho des mots à valoir
 celui qui ébranle la photo est ailleurs, d'ailleurs
    vous     ne l'atteindrez jamais plus

===========================================================================marges 7 /12 mai 2005

 et ce gras qui me fuit d'italiques perdues avec, m'amuse et m'agace et me rigole franchement au nez,
 m'oblige le contour , me transforme les mots au visage, entretien tête à tête, la page m'épuise
 épuise de moi tout ce qu'elle peut en tirer, me pompe les mots dans la bouche pour en faire bien ce
 qu'elle ... nous sommes en phase d'entretien , en face, elle m'abîme le contrôle ...
 je m'en joue /d'elle/

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notes

 'du jour 27/11 des notes' : une zone
 d'activité, se doit-elle d'être active ?
 une dose d'accumulations,
 une bonne dose dans le dos
 le nu de l'auteur est-il à quelle échelle de la hauteur du nu ?

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